Qui sortira gagnant de la nouvelle économie ?
Une étude mondiale commanditée par SuccessFactors et Accenture dévoile une nouvelle donne économique et les liens entre alignement stratégique et productivité. Elle révèle les difficultés des entreprises à communiquer leur stratégie, récompenser leurs meilleurs collaborateurs et aligner précisément le salaire sur la performance.
De nombreuses entreprises reconnaissent rencontrer des difficultés majeures dans l’exécution de leurs stratégies. Selon une étude commanditée par SuccessFactors et Accenture, les dirigeants sont parfaitement conscients de ces limites. 80% d’entre eux déclarent être dubitatifs quant à leur capacité à communiquer leurs décisions stratégiques et a fortiori à les mettre en place.
Basculement vers l’est de la puissance économique mondiale, émergence de nouveaux concurrents, vieillissement de la population active, élargissement du fossé des compétences, omniprésence des médias sociaux, etc., autant de changements majeurs exigeant de développer et d’exécuter de nouvelles stratégies… dans une des périodes les plus incertaine depuis plusieurs générations. Dans ce contexte, les dirigeants qui émergeront clairement comme les leaders de la nouvelle économie sont ceux qui reconnaîtront les premiers ces challenges organisationnels et la façon de surmonter les écarts entre la stratégie et l’exécution.
Les dirigeants pourront évaluer attentivement le positionnement de leur propre entreprise à la lumière des découvertes de cette étude pour prendre pleinement la mesure de ce nouveau paradigme.
- De nouvelles forces s’exercent sur les carrières traditionnelles telles que l’« écrasement » des structures organisationnelles, le vieillissement des effectifs et la réduction des opportunités de promotion. La plupart des entreprises comptent aujourd’hui en moyenne moins de six niveaux hiérarchiques – contre 15 il y a seulement une génération – une réduction s’expliquant principalement par des gains d’efficacité technologique. Par conséquent, il est fort probable que la majorité des collaborateurs d’entreprise resteront plus longtemps cantonnés à des responsabilités intermédiaires que leurs prédécesseurs.
- Compte tenu de la raréfaction des talents et de la réduction des marges, les entreprises ont de sérieuses difficultés à satisfaire les attentes de leurs collaborateurs.
- La nouvelle économie devrait faire la différence entre les entreprises ayant fait le choix de la collaboration pour maximiser leurs performances stratégiques et celles ayant pérennisé des comportements et outils essentiellement centrés sur une communication hiérarchique descendante.
- Les flux traditionnels d’information semblent s’inverser pour privilégier une remontée des opinions et des idées par opposition aux approches de management traditionnelles – de haut en bas et globalement unidirectionnelles.
- Les départements de RH se trouvent dans une situation comparable à celle que connurent les DSI il y a quelque temps en apportant une valeur stratégique à l’entreprise et en devenant une partie intégrante des processus de planification et d’exécution stratégique.
Cette étude, intitulée « Le lien entre l’alignement stratégique et la productivité d’entreprise », identifie trois domaines critiques pour évaluer la qualité des performances dans ce domaine : Alignement et collaboration, Performance et productivité, et Croissance et talents.
Principaux constats
- Les entreprises reconnaissent rencontrer des difficultés majeures pour superviser, motiver et conserver leurs collaborateurs ; seulement 17% d’entre elles estiment parvenir à identifier leurs collaborateurs les plus performants et à développer leur potentiel pour de futures fonctions.
- Deux-tiers des entreprises interrogées disposent d’une politique d’incitation financière à la performance – mais seulement une sur cinq s’assure systématiquement que les rétributions soient véritablement alignées sur la contribution effective.
- Seulement 12% des entreprises interrogées qui supervisent les objectifs et leur exécution disposent d’un système informatique capable de délivrer l’information requise. Près de 40% des entreprises tentent de mesurer les délais d’atteinte des objectifs de performance mais déclarent manquer des données et systèmes nécessaires pour prendre en charge cette problématique.
- Au cours des 5 dernières années, la productivité a progressé dans 79% des entreprises exploitant des systèmes informatiques pour gérer la productivité et l’exécution des objectifs – contre seulement 47% pour celles s’appuyant toujours sur des systèmes manuels (papier), des feuilles de calcul ou des échanges d’e-mails.
- Les entreprises reconnaissent l’importance critique de l’exécution stratégique. Cependant seulement 20% d’entre elles s’estiment satisfaites de la façon dont elles communiquent ces principes en interne. 18% considèrent parvenir parfaitement à les convertir en priorités et objectifs. Seulement 15% des entreprises interrogées s’estiment performantes dans l’alignement des activités de leurs collaborateurs avec la stratégie d’entreprise.
- Près des trois quarts des répondants utilisant des plates-formes collaboratives estiment communiquer bien ou très bien leur stratégie contre 62% qui s’appuient sur une information hiérarchique traditionnelle en cascade.
« La réussite dans la nouvelle économie exige naturellement un positionnement gagnant et la redéfinition des objectifs stratégiques ; ce sont cependant des conditions nécessaires mais non suffisantes, indique Erik Berggren, Vice-président « Customer results and global research » de SuccessFactors. Plus spécifiquement, la réussite est avant tout conditionnée par la performance de tous ceux qui participent à l’exécution de la stratégie d’entreprise – réussite que, dans la plupart des cas, dirigeants et managers seniors ne rencontreront jamais. L’alignement des équipes avec les objectifs stratégiques globaux est donc une problématique essentielle pour tous les dirigeants qui reconnaissent volontiers ne pas avoir une vision claire de la façon d’y parvenir. »
« La durée moyenne du mandat des CEO est passée de 8,1 à 6,3 années, constate Vinzenz Kremer, Managing Director et Executive Partner d’Accenture. Leur niveau de réussite est directement lié à leur capacité à répondre aux enjeux de la nouvelle économie. Plus précisément, il s’agit pour les dirigeants de maximiser l’exploitation des nouvelles technologies pour aligner les efforts de chaque collaborateur avec les objectifs stratégiques. Les entreprises gagnantes doivent donner à la DRH la place qu’elle mérite dans ce nouveau contexte et investir dans des systèmes performants permettant de s’assurer que chaque collaborateur œuvre en permanence dans la direction attendue grâce à une communication cohérente et à des outils de gestion des objectifs, des cibles, des incitations et des évaluations de la performance. »
Méthodologie de recherche
SuccessFactors et Accenture ont mandaté le cabinet indépendant Vanson Bourne pour mener cette étude. 450 interviews ont été réalisées entre septembre et octobre 2010 auprès de dirigeants seniors de tous les départements d’entreprise autre que les ressources humaines. Les entreprises ciblées comptent au moins 3.000 salariés dans le monde. L’étude cible les États-Unis, l’Europe de l’ouest (France, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni), les pays Nordiques (Danemark, Norvège, Suède), l’Australie et l’Inde. Secteurs économiques : services financiers, industrie, technologies, communication et utilités, distribution, transport, voyage, loisirs et divertissement, services grand public et produits grand public FMC (Fast Moving Consumer goods).
Pour obtenir une copie intégrale de cette étude : http://the-next-economy.com/

